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Chili - Rapa Nui


de Béné & Patou, 14-10-2009

Ile de Pâques : l’île mystérieuse


Lever 5h30 pour prendre le taxi vers 6h en direction de l’aéroport de Santiago, sous la pluie.

Sur place, petit coup de stress matinal car l’avion est surbooké, mais comme souvent Béné a eu le nez creux en utilisant « la cartouche » Maé pour passer devant tout le monde et ainsi assurer nos places dans l’avion. Résultat, nous montons dans l’avion pour les 5h de vol sans même avoir eu vraiment le temps de petit déjeuner.

Le vol sera tranquille pour tous – Maé jouera et regardera des films pendant 5h sans dormir – sauf pour Patou et Célia qui passeront un bon moment à faire des exercices de maths au grand désespoir de Célia qui préfèrerait regarder l’âge de glace 3 : « Sachant qu’un avion vole à 886 km/h et que la distance Santiago – Ile de Pâques est de 4320 kms, combien de temps dure le vol… »

 

C’est sous un beau soleil que nous descendons de l’avion sur ce « confetti au  milieu du Pacifique ».

Petit choc thermique (dans le bon sens) puisqu’il fait plus de 20°, avec un petit vent bien sympa.

A la sortie de ce tout petit aéroport (il n’y a qu’1 vol par  jour…), Christophe – notre hôte marié avec une pascuane et résident sur place depuis 15 ans – nous attend avec les colliers de fleurs. Ambiance Polynésienne avant l’heure…

En moins de 5 minutes de voiture nous sommes chez lui. Il faut dire qu’Hanga Roa, seul village de l’île, est le seul endroit où on a de l’eau potable et de l’électricité, et regroupe donc l’essentiel des 5000 habitants de l’île. Les cabanas Christophe sont face à l’océan au pied du volcan Rano Kau. Nous investissons un petit bungalow familial avec 2 chambres, 1 salon salle à manger cuisine et 1 salle de bains, une grande terrasse de plein pied dans le jardin. Bref, un petit paradis sur terre.

Cerise sur le gâteau, dans le jardin un trampoline, que les filles (Maé et Célia en tête) ne quitteront qu’en cas d’urgence durant le séjour.

A peine avons nous posé nos valises, Christophe bat le rappel pour nous faire faire une excursion en voiture dans l’île avec 2 autres couples.

Nous pensions partir pour une petite heure, mais que nenni, c’est après plus de 3h que nous reviendrons à notre bungalow…

Durant cette balade au pas de charge, nous aurons droit à des explications très intéressantes et détaillées de Christophe. Premier arrêt aux 2 seules plages de l’île (au nord) à Anakena, avec un magnifique alignement de 7 moaïs, et Ovahe.

Par la suite nous allons à l’Ahu Te Piko Kura où nous découvrons le plus grand moaï debout de l’île ainsi qu’une étonnante grosse pierre ronde magnétique qui rend les boussoles complètement folles. Et permet aussi de faire le plein d’énergie. On a testé pour vous et Maé qui était sur le point de s’endormir se met soudainement à péter le feu après avoir apposer ses mains sur la pierre !

Nous terminons par l’Ahu Tongariki et ses 15 moaïs que nous photographierons au soleil couchant, sans oublier d’aller photographier les pétroglyphes à proximité.
Après cette première balade nous savons désormais que les moaïs ne représentent pas des divinités mais sont les représentations des chefs de tribus décédés, que les coiffes s’appellent des pukao et que les ahu sont les plateformes funéraires de ces chefs de tribus qui supportent les moaïs.

Il s’agit donc en quelque sorte des croix et tombes locales. Sur le chemin du retour nous longeons la côte Est de l’île et restons fascinés par les énormes rouleaux du Pacifique (plus de 3m par endroit).

Après un rapide passage au « supermarché », nous décidons de rester diner au bungalow, tout le monde étant claqué par le voyage, le décalage horaire et l’excursion au pas de charge.

 

Le lendemain, nous décidons d’y aller à notre rythme et déclinons la proposition de journée d’excursion de Christophe pour faire le tour des sites touristiques de l’île en 5 ou 6h…

Au programme de la matinée, pour les filles ce sera devoirs et trampoline, pour Béné le tri des photos et pour Patou les courses. Nous pique-niquons dans le jardin puis partons pour une  petite balade en direction du village en longeant le bord de mer.

Première halte les grottes de lave d’Ana Tai Tangapata, puis nous restons un bon moment les pieds dans l’eau d’une piscine naturelle d’eau de mer à observer le flux et reflux de la mer dans une cavité naturelle avec un trou souffleur.

Nous terminons par le port (c’est un grand mot…) et la plage aux surfeurs du village.
En rentrant, nous décidons une nouvelle fois de diner sur place d’un magnifique poulet purée, que nous prolongeons par un film bien de chez nous « Bienvenue chez les Cht’tis » : home sweet home…

 

Ce matin, les parents sont motivés par une petite marche, mais les filles non. Nous les laissons donc à leurs devoirs et avec le trampoline, et partons à l’ascension du volcan Rano Kau.

Après une petite heure de montée plutôt douce, en traversant une forêt d’eucalyptus et une belle vue sur Hanga Roa et la côte ouest de l’île, nous arrivons au sommet. Nous découvrons, sur fond d’océan Pacifique, le cratère, cercle parfait d’1,6 km de diamètre, et le lac au fond plein de totora (la même que sur le lac Titicaca) où poussent de nombreuses espèces végétales. Superbe…

 

Retour au bungalow où nous déjeunons et corrigeons les devoirs, alors qu’une énorme averse nous fait hésiter sur le programme de l’après-midi. Entre 2 averses nous réussissons à convaincre Christophe de nous amener faire la visite de la « maternité des moaïs » sur les pentes du volcan Rano Raraku, qui surplombe les côtes sud et est de l’île.

Une fois sur place, la météo nous donne raison car nous bénéficions d’une éclaircie pour visiter ce site magnifique où ont été sculptés tous les moaïs de l’île. Il reste plusieurs dizaines (centaines ?) de moaïs inachevés à divers stades de construction, ce qui permet à Christophe de nous détailler tout le processus. Le moaï est tout d’abord sculpté à même la falaise à l’aide d’outils très rudimentaires de basalte (les pascuans ne connaissaient pas les métaux…), puis il glisse sur les pentes du volcan  jusqu’à arriver en bas où il bascule dans une fosse pour le mettre debout.

Par la suite, le moaï était acheminé sur son site (ahu) de destination. Le déplacement est encore un sujet de polémiques chez les scientifiques, avec 2 théories principales : le moaï était couché et roulait sur des troncs d’arbres, ou bien le moaï était transporté debout en le faisant pivoter sur ses pieds par petits à-coups (« comme une armoire »). Quoiqu’il en soit, la performance reste extraordinaire !

Après cette visite nous reprenons la voiture et la pluie se déchaine, nous incitant donc à rentrer.

En arrivant les filles retrouvent le trampoline et Anthony le plus jeune fils de Christophe, et quant à nous nous en profitons pour faire rêver Christophe en lui montrant les photos des pays que nous avons traversé.

Pour la première fois, nous trouvons le courage de sortir le soir – laissant quand même les filles heureuses à la maison pour un dîner télé – et allons nous régaler au restaurant « Au bout du monde » (le nom était prédestiné…).

 

Le début de matinée suivante commencera tranquillement (devoirs, skype…) mais s’accélèrera au retour de Patou du village.

Après avoir été au club de plongée Orca Diving Center, le seul créneau possible pour une plongée est ce matin à 11h30. Branle-bas de combat pour Patou et Fanny, qui rejoignent donc le port pour une sortie mémorable, tant pour la plongée elle-même que pour le moniteur.

Nous faisons la connaissance d’Henri Garcia, ancien membre de l’équipe du commandant Cousteau à l’époque du monde du silence, installé depuis 30 ans à Hanga Roa. Ce personnage au parcours hors du commun, aussi sympathique que fascinant - sera notre moniteur particulier pour cette plongée d’exception ! Nous plongeons près de 50 minutes à 25 m de profondeur, à la sortie du port, sur la « cordillère des ancres », dans une eau limpide et avec une visibilité exceptionnelle (plus de 30 m). Contrairement à ce que tout le monde nous a dit, les coraux sont nombreux, colorés et superbes. Les poissons sont eux aussi très jolis, et Henri - aux petits soins avec Fanny dès lors qu’il a appris qu’elle faisait de la natation - nous réserve de nombreuses surprises. Il commence par ouvrir un oursin pour nourrir les poissons et les approcher, va caresser de petites murènes. Soudain, il attrape un poisson vache et nous le tend pour le caresser ! Un peu plus tard, il attrape un poisson lune qui se met immédiatement à gonfler comme un ballon et nous le lance sous l’eau façon match de basket ! En rentrant au port, après une bonne douche chaude (l’eau est à 21°C), Henri nous raconte son arrivée à l’île de Pâques en 1976 et sa vie de Robinson pendant plusieurs mois vivant dans les grottes, se nourrissant de  poisson pêché avec un arc et des flèches… Bref, une belle rencontre avec ce personnage attachant.

Pendant ce temps, Béné a trié toutes ses photos, Célia fait ses devoirs et joué au trampoline avec Maé.

Après le déjeuner, nous prenons un taxi qui nous dépose en haut du Rano Kau, sur le site d’Orongo.

Nous visitons pendant près d’1h ce site cérémoniel situé au bord du cratère du volcan, face au Motu Nui. Nous croisons des touristes américains qui participent à un tour du monde en 26 jours avec National Géographic expéditions qui affrètent un jet pour l’occasion. Ils ne dorment même pas à l’hôtel, ils visitent l’île de Pâques dans la journée comme si c’est un grand musée. Ils sont décidément trop pressés ces américains, 26 jours… 

Nous reprenons ensuite le sentier au bord du cratère pour redescendre jusqu’au village. La vue est définitivement splendide.

Béné, Fanny et Célia partent immédiatement pour une séance shopping au village, pendant que Patou et Maé se font une petite séance freesbee, foot et trampoline.
Après cette journée bien remplie, nous choisissons à nouveau de rester dîner « à la maison ».

 

Le dernier jour à l’île de Pâques sera celui du joker de Célia : nous partons dès 9h pour une grande balade à cheval dans l’île sur les pentes du plus grand volcan de l’île. Le thème de la balade sera les grottes de lave, et nous aurons droit à de superbes paysages sauvages de l’île, mêlant la mer et les pentes du volcan, le tout « arrosé » de chevaux sauvages. Mais le plus chouette de toute cette balade, était de voir la « banane » de Célia sur son cheval, toujours en tête, qui alternait les galops et les trots. Que du bonheur !

 

En rentrant de la ballade nous aurons droit à une petite frayeur, le cheval de Béné fait un écart un peu brusque pour éviter de se faire mordre par un autre et la selle se détache au même moment… et comme dans les dessins animés Béné finira sous le cou du cheval après en avoir fait le tour !

Nous revenons au village pour un dernier déjeuner face à la mer, puis rentrons pour boucler nos bagages et prendre une douche avant de prendre l’avion en direction de Tahiti.

 

Après une « chasse à la polaire » (Maé a perdu sa polaire juste avant de partir pour l’aéroport…), nous faisons nos adieux à Christophe et à sa famille, en croisant les doigts pour eux que le petit dernier, prévu en février, soit une petite fille !

 

Nous embarquons vers 22h pour 6h de vol. Maé s’endort immédiatement, et seuls Fanny et Patou resteront éveillés tout du long. Nous débarquons donc en France à 23h heure locale, heureux retrouver un petit bout de chez nous pour de nouvelles aventures…

 

Voir toutes les photos de notre périple à l'île de Pâques dans l'album photo (en cliquant ici...)

 

 

CE QUE NOUS RETIENDRONS DU CHILI ET DE L'ILE DE PAQUES

PATOU

  • Ce que j’ai aimé
    • Retrouver un semblant de civilisation au Chili après 4j sans douche et dans le froid en Bolivie
    • La jolie place de San Pedro de Atacama, l’accueil de nos hôtes à la Posada Quinta Adela : on avait l’impression d’être à la campagne chez nos grands-parents
    • Nos débuts réussis en sandboard, le coucher de soleil sur la Vallée de la Lune et la soirée astronomie très drôle
    • L’accueil 5 étoiles et l’amitié des Cavalli, ainsi que les discussions sur les  voyages
    • Les collines et maisons colorées de Valparaiso
    • Le défi escalade avec Christophe
    • Retrouver Gilles, Chris et Théo au bout du monde
    • Revoir le glacier Perito Moreno toujours aussi beau
    • Les pique-niques avec les Revial
    • La balade « venteuse » entre adultes à Puerto Natales
    • l’hôtel Weskar Patagonian Lodge et ses spa et sauna.
    • La croisière, l’avenue des glaciers, les balades à Welkia, Pia et aux ilôts Tucker
    • L’émotion ressentie au Cap Horn : lieu mythique s’il en est ! Fouler ce lieu avec ma petite tribu.
    • Retrouver Cavalli une seconde fois
    • Les paysages de l’île de Pâques, au rendez-vous de mes attentes
    • La balade en amoureux au Rano Kau et la visite de la nurserie des Moaïs
    • La rencontre avec Henri Garcia et la plongée sous-marine faite avec lui
    • La balade à cheval au nord de l’île le dernier jour, et voir Célia heureuse galoper sur son cheval dans cette nature magnifique
    • Les visites guidées au pas de course de Christophe Jouer au foot et au frisbee avec Maé, faire de la plongée avec Fanny et voir Célia heureuse d’avoir réalisée son joker
  • Ce que je n’ai pas aimé
    • Ne pas pouvoir aller skier dans les Andes en raison du mauvais temps
    • Le caprice de Maé à Torres del Paine
    • La météo « variable » de la Patagonie
    • Quitter les Cavalli, car avec Christophe je me sentais moins le seul mec de l'équipe...
    • Quitter les Revial : on les aurait bien emmenés à l’île de Pâques avec nous !
  • Ce qui m’a surpris
    • La vague artificielle du Mall Sport
    • La saleté des bords du lago Argentino aux alentours d’El Calafate Ushuaïa : en dehors du cadre et de l’environnement, ça ne vaut pas un clou

 

 

BENE

  • Ce que j’ai aimé
    • Le Chili : l’accueil chaleureux des chiliens, le vin et la cuisine, le modernisme du pays vs Bolivie, Pérou et même Argentine, le professionnalisme des gens du tourisme.
    • Le soleil de San Pedro et d’être au petit soin chez la mamie de l’hacienda Quinta Adela.
    • Le coucher de soleil dans la vallée de la lune
    • L’accueil VIP de la famille Cavalli à Santiago
    • La croisière australe avec les Revial
    • Gravir le Cap Horn pour aller au bout du monde
    • Entendre le glacier vivre (Pia et Perito Merino) : craquements de la glace
    • Le Weskar Lodge et la ballade à Puerto Natales au coucher de soleil
    • Entendre les filles refaire les sketches de Gad Elmaleh pour Gilles
    • Le fou rire à table lorsque Maé a dessiné le capitaine du bateau.
    • Voir les dauphins près du glacier Pia.
    • Voir l’enthousiasme de Maé pour les manchots et les dauphins.
    • La bataille de boules de neige avec Fanny et Maé à Ushuaia.
    • Voir les Moaïs de l’île de Pâques
    • Les rencontres sympas : Nos hôtes de San Pedro, Valérie de Rancho Cactus et aussi Caroline et Grégoire, la famille Cavalli à Santiago, Carolina notre guide et René notre serveur sur le Mare Australis, Christophe et sa famille à l’île de Pâques.
    • Voir Maé faire ses spectacles sur le trampoline : une vraie championne !

  • Ce que je n’ai pas aimé :
    • Ne pas voir les Torres del Paine même si la tempête de neige nous a fait marrer.
    • Les 2 longues journées de transport (avion et mini bus) pour aller de Santiago à El Calafate
    • Le lac d’El Calafate même si on s’est bien marré avec les ricochets
    • Les nombreux passages de frontières entre Chili et Argentine (la paperasse !) Ma chute de cheval à l’île de Pâques.
  • Ce qui m’a surpris :
    • Le spot de surf artificiel à Santiago
    • La soirée dans les étoiles à San Pedro avec l’astronome français Alain et pouvoir photographier la lune
    • Que Maé abandonne définitivement Doudou et tétine
    • Le bleu des glaciers
    • L’animation pendant la traversée de l’avenue des glaciers : les glaciers portent le nom d’un pays européen et à chaque passage devant l’un d’eux on nous servait du vin (Italie), puis du champagne (France) et bière (Hollande, Allemagne) => soirée pompette, on s’est bien marré
    • Les manchots qui ne savent plus marcher et qui titubent
    • Le vent violent au Cap Horn
    • La qualité du service et le sérieux de la sécurité à bord du Mare Australis
    • La carrière de Moïas et la manière dont ils étaient taillés et relevés
    • Voir que Maé s’adapte bien et va vers les gens quelque soit leur âge et leur nationalité.

 


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