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Kenya - Masai Mara


de Béné & Patou, 19-07-2009

« LOOKING FOR CHEETAH »


Lever 6h et démontage du camp en un temps record (nous serons prêts avant les guides et cuistots) : les mauvaises langues diront que notre motivation était d’arriver tôt au campement du soir pour investir les tentes « confort » et ne pas avoir à monter les tentes igloos…

Tout au long de la route, et plus particulièrement du « short cut » de William, nous découvrons de magnifiques vallées très vertes et cultivées (maïs, pommes de terre…) : on se croirait un peu dans les campagnes françaises, au bémol près que les cols de ces vallées sont à environ 3000 m d’altitude !

Sur le bord de la route, comme partout au Kénya, les enfants nous saluent et nous sourient.

 

Après un rapide arrêt essence African Style à Norok (capitale Masai) le paysage redevient très sec et désertique.

Çà et là, sans que nous sachions comment, un Masai, facilement reconnaissable malgré la poussière de la savane grâce à la traditionnelle « Masai blanket » rouge, surgit de nulle part avec son troupeau de vaches ou de moutons.

 

 

En début d’après-midi, après un nième arrêt dans un curioshop, nous arrivons au Spurwing Campsite qui sera notre « home sweet home » durant 2 nuits.

 

   

 

Le camp est caché dans une sorte de maquis, et nous n’avons pas de réelle vue. En revanche nous avons de grandes tentes « confort » avec des lits, des toilettes et douches. Plus nous avançons dans le séjour plus la conception du luxe est subjective…

 

Après le déjeuner, en attendant le safari de l’après-midi, Béné se déguise en Masai avec 2 jeunes femmes venues nous vendre des souvenirs. C’est l’occasion de sortir une nouvelle fois la Pogo qui continue à faire son effet, et vient immortaliser ce moment drôle et sympathique…

 

 

Nos guides nous avaient dits que Masai Mara était le parc qu’ils préféraient. En découvrant à la tombée du jour les paysages de cette réserve administrée par les Masai nous comprenons pourquoi !

L’Afrique des grands espaces et de la savane à perte de vue que nous avions imaginée après avoir vu « Out of Africa » ou « Le Roi Lion »… est ici !

Ce premier contact avec Masai Mara sera donc marqué par les paysages, la découverte du « sausage tree » (arbre à saucisses, duquel on tire un alcool semble-t-il très fort…), quelques girafes et éléphants, des gazelles et impalas et d’immenses troupeaux de zèbres et de gnous (les « glous » comme dit Maé).

En revanche, les fauves se laisseront désirer ce premier jour, et notamment le guépard (Cheetah) qui reste le seul à ne pas encore figurer à notre palmarès photographique !

 

   

 

Le lendemain, après une nuit agitée (pipi de Maé à 1h30, invasion de moustiques vers 3h et les cris des animaux qui rôdent autour du campement jusqu’à 5h…) nous abandonnons l’idée d’une balade à pied au village Masai du coin et possibilité d’une interview d’enfant. En effet, nous sommes fatigués et surtout plus très chauds lorsque nous apprenons qu’il faut payer pour aller à cette sorte de « zoo humain » touristique et artificiel.

Cette journée safari sera dons dédiée à la poursuite du guépard dès 7h du matin.

Nous sommes tous debout dans la voiture à scruter les environs à la recherche des fauves puis William accélère brutalement, ça y est le guépard est annoncé sur « radio savane » !

Nous fonçons, profitant à peine des paysages : ciels immenses, savane à perte de vue avec de hautes herbes sèches où se cachent les animaux, acacias isolés. Nous arrivons près d’une petite butte dominant la savane où nous découvrons une mère et son jeune guépard.

 

    

 

Lumière magnifique, proximité avec des animaux majestueux et gracieux, scènes de jeux et apprentissage de la chasse du petit .

William a rempli la première partie de son contrat ! Nous partirons à contre-coeur en pleine séance de chasse pour satisfaire une envie pressante de Maé…en toute sécurité.

William trouvera quelques kilomètres plus loin un couple de lions au repos. Soudain, Monsieur se lève et enfourche Madame… « Meeting season » nous informe William. Fou rire général !

En retournant sur nos pas, nous retrouvons encore quelques minutes les 2 guépards en plein jeu.

Ces moments forts nous feraient presque oublier que nous avons croisé des pintades aux superbes plumes, des oiseaux secrétaires et les traditionnels impalas, zèbres, gnous, hyènes

Retour au camp pour le breakfast bien mérité et un repos réparateur avant de repartir pour le safari du soir.

 

L’après-midi sera marqué par un léopard, cette fois-ci. Nous arrivons derniers derrière plus de 10 véhicules à une centaine de mètres d’un arbre où il est perché avec sa proie. Ne voyant rien du tout, ni une ni deux, William transgresse un interdit en coupant dans la savane jusqu’au pied de l’arbre, immédiatement imité par tous les autres guides, et devenant ainsi la star du jour à Masai Mara !

 

 

C’est donc heureux et en chantant en choeur (Jambo, jambo bwana) que William nous conduit à travers ces magnifiques paysages, en empruntant ses fameux « short cuts ».

Très copain avec Maé (ils ont leur propre salut…), il entonne même une nouvelle chanson dédiée à Maé « Malaika, na cupenda Malaika » (Mon ange, je t’aime mon ange) jusqu’à la sortie du parc.

Il s’arrête alors devant un petit Masai et nous enseigne la façon de saluer un jeune Masai (pas de poignée de main, mais un touché de tête).

Retour au camp pour notre dernière soirée sous la tente : douches chaudes pour tous, dîner de spécialités africaines, puis impression de photos d’animaux pour Denis – jeune Masai de 16 ans qui veut devenir guide et qui nous a accompagné toute la journée.

Nous achevons la soirée par une discussion au coin du feu pour se redire la chance que nous avons d’être là !

Puis c’est le « Lala Salama » (bonne nuit) aux 2 Masaïs qui montent la garde dans le camp, enroulés dans des couvertures…

 

  (non, pas ceux là...)

 

La nuit est bruyante, rugissements, cris, bruissements de feuilles, crissements de pas… la nuit amplifie les bruits et l’imagination fait le reste donc les sorties « pipis » sont forcément express… Nous l’apprendrons le lendemain, les bruits sont  une réalité, les animaux se promènent à proximité du camp (lions, hyènes, éléphants, rongeurs, singes…)

Au programme du lendemain : traversée du parc pour aller jusqu’au Mara Serena Lodge (5 étoiles…) où nous passerons notre dernière nuit.

 

Nous manquons d’écraser un lion en train de faire la sieste dans les herbes, puis découvrons 2 guépards (probablement ceux de la veille) en train de dévorer une proie : les leçons de chasse ont donc été efficaces.

Nous trouvons un nouveau lion au repos entre 2 troupeaux de gnous, et découvrons planqué sous un arbre le cadavre d’un gnou que le lion venait de dévorer… Struggle for live !

Nous nous rapprochons de la Mara River et croisons des colonnes de plusieurs centaines d’animaux s’y dirigeant.

Ils vont vers le gué où gnous et zèbres traversent la rivière lors des grandes migrations.

Manque de chance nous ne les verrons pas à l’oeuvre lors de notre arrêt.

En revanche, nous verrons 3 énormes crocodiles (5m et 1 tonne pour le plus gros) qui les attendent de pied ferme, ainsi que des troupeaux d’hippopotames : l’un d’entre eux nous gratifiera d’un spectacle inédit et indescriptible : le « caca balayette »...

 

     

 

Après avoir traversé la rivière Mara, nous faisons une pause pique-nique à l’ombre de l’un des rares acacias de la savane. Nous reprenons la route traversant d’immenses paysages de collines volcaniques avec de hautes herbes. La savane telle qu’on l’imagine…

 

Nous sommes pressés d’arriver au lodge.

L’accueil donne le ton : jus de fruit frais et serviette rafraîchissante, point de vue à 180°, à couper le souffle sur la réserve, chambres avec tout le confort moderne dont nous n’avons plus l’habitude…

Petits et grands sont aux anges et nous nous retrouvons très vite pour un « transat safari » au bord de la piscine qui surplombe la savane, avec les jumelles, le cocktail et le PC pour donner aussi des nouvelles.

 

    

 

 

Pendant ce temps, Béné entamera son « tour du monde des massages », qui avait pourtant largement débuté durant les jours précédents par des « free african massages » (dixit William) sur les pistes africaines.

Apéro en tenue de soirée avant de passer à table pour un dîner très quelconque (le steak saignant dont nous rêvions est arrivé bouilli…), ce qui nous permet de décerner à nos cuistots Spurwing 3 étoiles !

 

C’est dans ce luxe indécent et dans des « king size beds » que nous passerons notre dernière nuit au Kénya.

 

 

 

Voir toutes les photos dans l'album photo, les photos des animaux dans le bestiaire photo du blog (en cliquant ici)et le bestiaire vidéo sur You Tube en cliquant ici 

 


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