
Au détour d’un virage nous découvrons en contrebas la mythique Vallée du Rift, berceau de l’humanité, et au loin le mont Logonot son point culminant (2777 m). La brume rend le paysage encore plus grandiose. Nous en profitons pour enrichir notre jeune collection de chapeaux en achetant une toque en laine mérinos. Il fait froid l’hiver et c’est ce que mettent les locaux. Cela doit être étonnant de les voir se couvrir ainsi ! 
En descendant dans la vallée, nous nous arrêtons dans une station service pour faire un plein d’essence « african style » : une pierre sous la roue arrière droite pour pencher le réservoir et ainsi le remplir un peu plus. 3 petits Kényans en uniforme sortant de l’école nous observent, et nous sortons une seconde fois nos ballons pour effectuer quelques sculptures. La démo fait son effet et ils sont ravis et malgré la barrière de la langue cela nous permet de partager quelques instants avec eux. Sur tout le reste de la route les enfants en uniforme nous saluent de la main en souriant. 
Nous passons dans les faubourgs de Navaisha, grande ville spécialisée dans l’horticulture, nous apprenons que le Kénya est le 1er exportateur mondial de fleurs coupées. C’est l’heure où les serres se vident et où les ouvrier(e)s quittent leur travail : des bus dans tous les sens et du monde partout en train de marcher au bord des routes. Nous arrivons enfin au Fisherman’s camp qui se trouve au bord du lac Navaisha sous de grands acacias « yellow fever » (Fanny se fera une joie de vous expliquer l’origine de leur nom...) et nous installons dans 2 bandas (espèces de mobil home) : 1 pour les 4 grands enfants et 1 pour les 4 adultes et Maé. Suit alors une grande séance de lessive familiale pour tenter d’effacer les traces de la poussière d’Amboseli, des douches chaudes pour tous (quel luxe !) et un repas en famille près du feu. Nous terminons par le visionnage des photos d’Amboseli avant de rejoindre nos lits avec bonheur.
Aujourd’hui c’est grasse matinée (7h…), petit tour au bord du lac pour observer les oiseaux (aigle pêcheur notamment) avant le petit déjeuner et le pliage des bagages. 
Nous partons à l’heure (une grande première…) mais suite à une magistrale erreur d’orientation de nos guides (partis à droite et non à gauche en sortant du camp…) nous perdons presque une heure. 
Nous arrivons enfin à Crescent Island presqu’île sur le lac. Des animaux y ont été introduits pour les besoins du tournage d’Out Of Africa, cette île est devenue une réserve privée où l’on peut aller à pied à la rencontre des animaux. Nous partons donc pour une balade de près de 3 heures avec Mumo (notre guide sur l’île) : nous tentons tout d’abord de courser des girafes, mais définitivement elles marchent plus vite que nous. Nous nous détournons alors pour observer les aigles pêcheurs dans leurs nids sur les acacias yellow fever. Par la suite en bord de lac nous observons les pélicans, les oies d’Egypte, cormorans, Ibis et hérons. En remontant vers le centre de l’île nous rencontrons gazelles, gnous et zèbres, pour marcher ensuite sur les traces de Robert Redford (« plus Robert que Redford » comme auraient dits les Inconnus…) en croisant la piste d’atterrissage aménagée pour les besoins du film ! 
Nous arrivons sur les bords du lac pour observer les hippopotames depuis la berge, et nous rendons vers le ponton pour attendre les canots qui doivent nous emmener sur le lac. David en profite pour chercher des masques africains naturels en soulevant les crânes de gnous ou d’antilope devant son visage. En arrivant au ponton, nous mesurons une nouvelle fois que le temps n’a pas la même valeur chez nous qu’au Kénya (Pole Pole, Hakuna Matata) en patientant près d’une heure avant l’arrivée des bateaux. Pour nous distraire – et gagner son pourboire – Mumo en profite pour nous montrer comment extraire des fibres de Sisal et les tresser.
Nous partons ensuite pour une balade d’une heure sur le lac, l’occasion de profiter de la fraicheur du lac et de prendre de beaux coups de soleil…en allant déranger les hippopotames qui se baignent dans le lac. Nous terminons par une démo totalement artificielle de la puissance des aigles pêcheurs. Heureusement la morale est sauve car les aigles ne se montreront pas complètement dupes en n’allant pas chercher le poisson avarié que nos guides leur jettent… Nos guides nous débarquent sur une plage déserte et c’est une étrange expérience qui nous attend : pour rejoindre nos bus (et notre pique nique…) nous allons devoir traverser une grande partie du lac asséché. On se croirait dans une épreuve d’immunité de Pékin Express !!! Nous traversons de la terre totalement craquelée qui donne une curieuse sensation : nos pieds rebondissent sous chaque pas. En fait le dessus est totalement sec mais le dessous est meuble. C’est rigolo de courir là-dessus !  C’est vers 15h que nous retrouvons nos chauffeurs et cuisiniers et pouvons enfin nous restaurer. Surement hypnotisés par l’expérience, les enfants (et parents ?) ont été supers patients malgré la faim et la fatigue. Nous reprenons alors la route pour 2h en direction de Nakuru (4ème plus grande ville du pays) fatigués mais repus, avec l’impression d’avoir joué pendant quelques heures à « Out of Africa » !!! Voir toutes les photos dans l'album photo, les photos des animaux dans le bestiaire photo du blog (en cliquant ici)
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